Mont Blanc, arête des Bosses

Les 29,30 et 31 Juillet 2012

Ascension du Mont Blanc par l’arête des Bosses avec Robert et Jérome.

Le texte est de Patrick (le guide!)

Nous revoilà au Mont Blanc pour une ascension par la voie normale qui s’annonce sportive, la météo annonce du vent en altitude… La montée au refuge de Tête Rousse se déroule dans le brouillard, avec un léger vent. La vue est, comment dire: BLANCHE. Les appareils photo restent dans les poches et nous montons d’un bon pas à « la fraiche ». Nous arrivons donc frais, mais aussi dispos au refuge après avoir fait une petite séance de cramponnage sur le glacier de Tête Rousse histoire de réviser les fondamentaux pour demain.

Lever 4h, aucun orage n’est annoncé alors rien ne sert de faire l’ascension de nuit, je préfère surveiller les éventuelles pierres qui voudraient dévaler le couloir du Goûter au petit matin… Mais aujourd’hui RAS, et la remontée de l’arête est avalée en moins de 2h15. Robert, qui craignait un vertige « fantôme » et Jérome me semblent  biens. On s’accorde néanmoins une pause de 45mn histoire de s’alimenter un peu, et de faire un tour au toilettes du refuge: maintenir la position de la chaise à 3800m d’altitude est une sacrée expérience pour se rendre compte du manque d’oxygène… Bref, nous voilà repartis.

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Dés l’arête qui domine le refuge du Goûter, Eole nous annonce la couleur, aujourd’hui il va falloir se battre pour faire le sommet. Le Dôme se laisse gravir sans encombre, à pars quelques cordées d’Europe de l’Est  qui commencent à accuser le coup à l’approche des 4000m. Robert et Jérome tiennent le bon rythme, pas de pauses superflues, on boit un coup au col du Goûter puis l’abri Vallot nous abrite du vent le temps de recharger les batteries avant le « combat final ».

Le vent souffle à prés de 70km/h en rafale, et la température ressentie est de -20 degrés… La montée de la première bosse est une vraie bataille contre les éléments. La corde est bien tendue et nous montons en sécurité malgré des rafales qui nous déséquilibrent fréquemment. Après la deuxième bosse, le vent se calme un peu mais nous ne faiblissons pas sous peine de se refroidir très rapidement. A l’approche du sommet, nous savourons la solitude du lieu, aujourd’hui, en ce chassé croisé de vacanciers, l’autoroute du Mont Blanc est déserte!!

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Photos traditionnelles au sommet avant que les batteries des appareils ne gèlent, tout comme nos doigts, puis nous descendons.

Robert et Jérome font les équilibristes sur l’arête en plein vent, mais semblent extraordinairement confiants. Un peu trop à mon goût!! Je les remets dans la bonne trace et leurs somme d’utiliser leur piolet. On ne traine pas sur les crêtes par un temps pareil et 1h30 après nous buvons un bon coke au Goûter.

La descente de l’arête ne prendra que 2 heures et nous savourons une bonne bière du Mont Blanc à Tête Rousse, la tête encore pleine d’images, de vent et de lumières.