Le Pelvoux et l’Aiguille de Sialouze (Ecrins)
Couloir Mettrier au Pelvoux (AD-) et traversée des arêtes de Sialouze (D- ,1 pas en Vb)
Du 06 au 08 Juillet 2010 avec Erik et Patrick
1e jour:
Nous sommes montés au refuge du Pelvoux (2700 m) sous une chaleur accablante en transportant le matériel pour ces deux magnifiques courses. L’accueil au refuge du Pelvoux par Marie et Marie Paul a été très chaleureux. Comme toujours les dîners et les petit déjeune sont excellents et copieux.
2e jour:
*Le Pelvoux par le couloir Mettrier
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Levé à 3h00 du matin et départ avec les cordées de la voie normale de la traversée du Pelvoux. Nous étions les seuls à partir dans le Mettrier. Le couloir était en bonne condition malgré une partie supérieure légèrement sèche. De courts passages de glace nous ont demandé un peu d’attention. Erik s’en est très bien sortie pour son premier couloir. Descente par le couloir Coolidge en bonne condition (bon regel).
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3e jour:
*Traversée de l’Aiguille de Sialouze (3576 m)
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Après une nuit bien méritée nous sommes partis à 3h30 en direction du glacier de Sialouze. Après le passage de la brèche nous avons suivi l’arête Sud jusqu’au sommet de l’Aiguille de Sialouze. (quelques passages de IV en escalade).
Après un peu de désescalade et quelques rappels (gazeux!!!), nous sommes descendus au refuge puis à Ailefroide.
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Félicitation à Erik pour sa bonne humeur, son magnifique accent et sa condition physique qui nous a permis d’enchainer ces deux belles courses. A bientôt
Patrick
La traversée royale (Mont Blanc)
Semaine du 03 au 10 Juillet 2010.
L’ensemble de la traversée mérite une cotation D (difficile) . Elle est réservée à des alpinistes possédant une bonne expérience de la haute montagne et une bonne condition physique afin de profiter au maximum de ce beau voyage.
La traversée royale est un des plus beaux itinéraires pour atteindre le sommet du Mont Blanc. Elle permet de traverser les Dômes de Miage, l’Aiguille de Bionnassay, le Mont Blanc, le Mont Blanc du Tacul et le Mont Maudit.
La 1er journée est consacrée à la montée au refuge des Conscrits à 2602 m.
Le 2e jour on gravit l’Aiguille de la Bérangère (3425 m) avant de descendre sur le col du même nom. Par des rochers faciles et une arête de neige effilée on atteint le point culminant de cette journée à 3673 m. La descente en direction du col de Miage et du refuge Durier s’effectue par une crête en terrain mixte (neige et rochers). Le refuge Durier (3369 m) est petit avec ses 20 places.
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Le 3e jour on emprunte l’arête (mixte facile et cairns) de Bionnassay située au dessus du refuge en direction de l’Aiguille de Bionnassay à 4052 m d’altitude. La partie la plus dure de cette traversée est un ressaut rocheux comportant des passages d’escalade en III.
On rejoint ensuite la voie normale du Mont Blanc et son flot d’alpinistes voulant atteindre le toit de l’Europe. La descente s’effectue par le col de la Brenva, le col du Mont Maudit, le mont blanc du Tacul et l’Aiguille du Midi.
Nous avons rencontrer de très bonnes conditions car les arêtes étaient bien fournies en neige. C’est vraiment une voie magnifique et incontournable qui permet d’évoluer sur des arêtes aériennes entre Italie et France.
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Traversée de l’Aiguille d’Entréves (Mont Blanc)
Le 26/06/2010 Traversée (SW-NE) de l’Aiguille d’Entréves (3600 m) PD
En aller retour de puis l’Aiguille du Midi ou en dormant au refuge Torino (3371 m) cette course est magnifique et accessible aux débutants.
Cette traversée peut s’effectuer dans les deux sens, mais ce jour là nous avons décidé de partir du col d’Entréves.
L’arête est mixte au départ puis devient franchement rocheuse sur les dernières longueurs avant le sommet. Des spits sont en places pour se protéger dans les passages difficiles.
Petit topo:
Prendre pied sur l’arête, très facile au début, en passant tantôt coté E, tantôt côté W. Juste après une désescalade dans une petite brèche (contournement de l’arête par la droite plus aisé que désescalade par la gauche. Mais si vous vous sentez, la désescalade est très sympa), on remonte de l’autre côté par un petit pas de III. La suite est plus aérienne : on reste sur le fil de l’arête. Ensuite, un pas de IV , puis on atteint le sommet.
Arête des Cosmiques (mont Blanc)
Le 13/06/2010 Aiguille du Midi 3800 m, Arête des Cosmiques , AD, 200 m
L’arête des cosmiques est une façon très élégante de rejoindre l’Aiguille du Midi. La vue vers la vallée blanche est incroyable et les à-pics qui plongent sur Chamonix sont vertigineux. Outre son aspect esthétique, elle est très intéressante sur le plan technique. L’arête des Cosmiques est une excellente école pour terrain mixte (neige et rochers) en montagne.
De l’Aiguille du Midi, nous sommes descendus vers le col du Midi avant de remonter en direction de l’abri Simond à 3600 m d’altitude. De là nous avons suivi l’arête mixte jusqu’à une grosse tour que l’on contourne par le droite (rappel). Nous avons suivi l’arête des cosmiques jusqu’à une seconde tour, puis par l’arête horizontale nous avons atteint le premier ressaut (environ 10 m en III,IV). On a ensuite remonté un couloir-cheminée (mixte) pour atteindre la dernière épaule enneigée et de là, la plateforme du téléphérique.
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Pic Jocelme Couloir NE (Ecrins)
Le 10/06/2010 Pic Jocelme (3458 m) Grand couloir NE; D; 600 m
Le grand couloir NE du Pic Jocelme est un beau couloir de neige régulièrement parcouru.
Après une nuit au refuge des Bans (Non gardé à cette période) et un réveil à 2h00 nous sommes partis en direction du Pas des Aupillous jusqu’à la base base du couloir.
D’une inclinaison moyenne d’environ 50°, il débouche à une brèche située sur l’arête E du Pic Jocelme. De l’autre côté de la brèche, nous avons emprunté un couloir légèrement en contrebas (30 m) et ensuite par des rochers faciles jusqu’au sommet.
Le couloir était en parfaite condition malgré un mauvais regel et la descente plutôt aisée grâce à une bonne quantité de neige.
Traversée des pointes Lachenal (Mont Blanc)
Le 05/06/2010 Traversée des pointes Lachenal (3613 m) , AD , environ 100 m de denivellé
D’accès facile depuis l’Aiguille du Midi (1 heure), la traversée des Pointes Lachenal est une excellente école pour l’escalade mixte (neige et rocher) en montagne.
La voie commence par une courte pente de neige qui permet d’atteindre l’arête que l’on suit jusqu’au premier ressaut rocheux. Du sommet de ce ressaut, un rappel (équipé) permet de contourner un épaulement difficile.
L’arête continue et vient buter contre le dernier ressaut, que l’on peut escalader directement par un beau passage mixte. Une fois le sommet atteint la descente s’effectue par une belle pente de neige raide en direction du du col du Midi et de l’Aiguille du Midi.
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TRAVERSÉE DE LA POINTE LACHENAL
Face Nord de la Tour Ronde (Mont Blanc)
Le 05/06/2010 Face Nord de la Tour Ronde, D, 350 m
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La face N classique est une belle pente de neige et de glace d’environ 350 m et inclinée à environ 50°.
Départ du refuge Torino (3371 m) à 4h30 en direction du col des Flambeau. Comptez environ 1h00 de marche jusqu’au pied du couloir.
La rimaye passe sans difficulté et la première partie du couloir jusqu’à l’étranglement médian est en très bonne condition (neige et trace de ski). Le « crux » se trouve au milieu du couloir qui se resserre et devient plus raide sur environ 30 m. Cette partie est en bonne glace, possibilité de relais dans les rochers de la rive gauche.
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La dernière pente de neige est tracée et de bonnes marches nous ont facilité la tache. Après un ressaut mixte et un mot au sommet nous sommes redescendus par la voie normale où il ne valait mieux pas trainer. En effet, à 7h00 des pierres commençaient déjà à tomber.
Retour et descente à Chamonix par le téléphérique de l’Aiguille du Midi.
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Plus de photos sur www.au-sommet.com
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Traversée des Arêtes de l’Armée 1er partie
Le 24 et 25 mai 2010
Traversée des Arêtes de l’Armée, de la tête de la Grisonnière (2545m) au col de la Baisse (2497 m).
Cette traversée est un véritable terrain à chamois l’été mais recouverte de neige elle n’a rien à envier à certaines grande traversée d’arêtes plus hautes et plus réputées.
Nous sommes montés en voiture jusqu’à la baraque du Jas par la route carrossable qui part d’Oris en Rattier. Nous avons suivis les rochers de la Grisonnière menant facilement au sommet du même nom. A partir de là, nous avons gardé les crampons tout le long de la traversée qui est trés enneigée pour cette période de l’année.
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La jonction entre la tête de la Grisonnière et le Coiro (2607 m) est une des parties les plus faciles de cette longue traversée malgré une neige de printemps abondante et trés transformée.
Du Coiro, nous sommes montés sur le rocher du Vallon (2565 m) par une escalade facile, puis nous avons rejoint la Tête de l’Ermitat (2713 m) par une arête recouverte de petites corniches et entrecoupée de ressauts rocheux.
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Nous avons poursuivi notre traversée jusqu’au rocher du Grand Glacier (2692 m) par une pente de neige facile mais trés humide et lourde.
Pour rejoindre le rocher du Lac (2776 m), l’Arête devient plus fine et aérienne. Les nombreuses corniches nous ont demandé de l’attention dans cette alternance d’escalade et de désescalade.
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La suite est assez similaire jusqu’à la Crête Rosière (2689 m) où un passage peut nécessiter un rappel d’environ 15 m.
Ayant apporté le matériel et voyant que le temps était clair nous avons décidé de bivouaquer sous le col de la Baisse (2497 m) avant de redescendre le lendemain jusqu’au village du Mollard où nous avions laissé une voiture.
Cette traversée nous tenait à cœur depuis un bon moment et nous reviendrons pour la suite jusqu’au Grand Armet
Le Rateau W arête W (Ecrins)
Le 29/04/10
Le Rateau , arête Ouest du sommet Ouest, voie Normale PD+
Cet itinéraire est une belle course d’initiation aux hivernales. Du col des Ruillans nous avons rejoint le col de la Girose avant d’attaquer le triangle de neige qui le domine. Le reste de la course est une alternance de petits ressauts rocheux (III) et de traversée d’arêtes aériennes.
A la descente deux rappels sont utiles.
Pic du glacier Blanc arête sud (Ecrins)
Le 19 et 20/10/09 AD
L’arête sud du pic du glacier Blanc (3525m) est une course intéressante et très sympathique, se déroulant dans un cadre magnifique. Le rocher est bon et la marche d’approche courte. Étant donné sa bonne exposition, cette arête est vite en condition.
Nous avons dormi au refuge du glacier Blanc (2542m), qui n’est pas gardé à cette période. Nuit plutôt fraiche dans un refuge désert. En vidant mon sac, je m’aperçois que j’ai oublié mon appareil photo, donc cette article sera pauvrement illustré par des images prises avec un téléphone portable.
Le lendemain réveil à 6H00 et petit déjeuner aux chandelles.En sortant du refuge, un brouillard trés dense nous enveloppe et nous accompagne durant la première heure de marche. Nous décidons de faire une petite pause et d’attendre sa dissipation. Quelques minutes plus tard, les nuages redescendent dans la vallée et une vue extraordinaire s’offre à nous. Mer de nuage, levé de soleil, glacier, sommet de haute montagne… quel spectacle !
Après toutes ces émotions, place à l’action et direction le dièdre de départ de l’arête (IV). Equipé de 2 pitons, cette escalade est facile malgré le froid matinale.
Un fois sur l’arête, le cheminement est evident. Des passages sur des vires versant E permettent d’eviter des gendarmes, deux petits rappels et quelques passages de III nous conduisent au sommet.
La descente par l’arête E est jalonnée de cairns et nous rejoignons rapidement le sentier du refuge.
Encore une belle journée au cœur du massif des Ecrins, qui recel de véritable petit bijoux de montagne.
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Découvrez notre page dédiée à l’Alpinisme dans le Massif des Ecrins.
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